mercredi 20 février 2008

Les bêtises épisode II

free music


(nous reprenons donc du vendredi soir)

Je coupe msn. Ma Comm vient de décider qu'elle allait s'incruster chez moi, en dépit de ce que je lui ai dit concernant la taf pour la fac que j'ai à faire, et dans une moindre mesure, mon ménage. Je n'ai pas envie qu'elle soit là, et envahir mon espace vital et le meilleur moyen de m'écoeurer de quelqu'un. Entre ces intrusions au bar pendant que je travaille et le fait qu'elle s'invite très clairement chez moi, elle vient de franchir un pallier. Je lui prête à peine attention, disons que je suis courtois. Non, vraiment, je n'ai pas envie qu'elle soit là, je n'ai même pas envie d'elle. On se couche, je repousse ses tentatives d'approche, je m'endors.

Samedi soir, c'est la soirée pour le départ de Pute Rousse. Je mange avec BIL qui se remet doucement de l'accident. Il remarche, en béquille, enfin devrais-je dire. Il a même réussi à monter chez moi, on se mate des How I met your mother en bouffant des lasagnes, on parle un peu du bar, des nouveaux, de ses projets, des miens. On retrouve tout le monde dans un bar quand ils ont fini de bosser, on boit des coups, on rigole, il n'y a que des couples, sauf un autre barman, Pute Rousse, et moi. PR est collée à moi, je suis collée à elle, mais c'est habituel, personne ne s'en émeut. Peu à peu tous les participants s'en vont les uns après les autres, on a passé une bonne soirée, même si PR était un peu déçue que certains ne soient pas venus.

On se retrouve à quatre, avec BIL et OWG, et un enième bouteille de rosé - j'ai horreur du rosé (mais j'ai le sens du sacrifice) - et les deux tourtereaux s'en vont, il est lpus de quatre heures du matin. Je pense qu'ils ont du faire environ 10m avant que j'embrasse PR, et encore, j'en suis même pas sûr. On s'est roulé des pelles en buvant du rosé jusqu'à finir celui-ci, puis on a tergiversé avant de décider que non, définitivement non, il n'était plus temps de sortir quand bien même fut-ce dans notre repaire.
"Dodo?"
"Allez."

Evidemment on n'a pas dormi. On n'a pas non plus couché ensemble, mais disons qu'il s'est passé bien plus qu'il n'aurait du. Largement trop quoi. Mais j'ai aimé dormir contre elle, j'avais envie que ce soit elle qui soit là, contre moi.

Le lendemain, au boulot, tout semble avoir repris son naturel, on s'envoie deux trois petites piques, gentiment, en souriant, puis en douce, elle vient et m'embrasse très tendrement. Je me laisse faire. J'aime qu'elle m'embrasse.
J'aime l'illusion qu'on n'est pas passé à coté de tout ce que l'on aurait pu vivre elle et moi.
J'aime bien gâcher je crois.

Bien sûr, je mettrais ça sur le compte de son départ, et de ma nature quand même salement autodestructrice. Puisqu'elle s'en va, c'est foutu, donc ça va faire mal, alors jetons-nous y. N'empêche qu'à compter de cet instant j'ai réellement commencer à réaliser que je perdais une personne qui avait pris énormément d'importance dans ma vie.

Et puis de toutes façons je lui ai déjà promis : "Tu es la rousse de ma vie"...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Alors ça y est ... la love story avec ta comm est finie ... dommage je trouvais ça chou...
Et tu compte lui dire ou pas ??

Eriengaal a dit…

Comme si a allait être aussi simple... T oublies mon incroyable capacité inconsciente à compliquer les choses et mon abominable penchant pour l'empathie !!

Anonyme a dit…

:-D !! ah ... tu vas rester avec elle par empathie ;-) et ben et ben ça promet !!

Anonyme a dit…

Je me reconnais un peu trop quelque part dans cette attitude...
la manie de vouloir compliquer les choses et de tout vouer à l'échec, surtout sur le plan sentimental...limite faire tout pour que ça foire c'est dingue quand même! :/

bref vive les plans Q hein (mais faut éviter le cumul ça provoque des soucis aussi)